Dispositif mobile pour déplacements des usages et des idées

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Flore Grassiot et Antoine Mialon a.k.a TOPOÏ continuent de cartographier la Belle de Mai avec chacun de nous/vous.Voilà ce qu’ils écrivent à propos de leur dispositif pour le faire…

 » Nous avons choisi de transiter entre notre Q.G : le Transistor – au deuxième étage de la Friche – et les rues du quartier de la Belle de Mai accompagnés d’un support facilement transportable et léger : 3 plaques de plexiglas de 1 m2 chacune, associées à des feuilles molles translucides, de la même dimension (de la simple toile cirée)…

Ces supports sont alimentés par la succession des rencontres, des passages, des  récits et les tracés de chacun des participants. Ils permettent par des effets de transparence de faire se superposer les  lignes, les couleurs, les gommettes, les post-it, les mots, les bulles et les vécus : les géographies personnelles.

A partir de ces formes de constructions collectives et évolutives, peu à peu apparaissent des points d’accroches ou de dissonances, des strates de représentations croisées du quartier.

3 plexi : 3 plateaux : 3 systèmes de dessins se sont dégagés des premières rencontres :
·     la première concerne la définition de ce que l’on appelle nos territoires personnels, superposées aux limites de la Belle de Mai, les contours, nos frontières mentales, quotidiennes, nos bulles, kietz, esquinas, coins, domaines.
·     La deuxième aborde les déplacements les passages, les trajets, les parcours, les traversées, l’usage, la mémoire et l’appropriation (ou l’impossible appropriation) de ces espaces publics partagés. Elle renvoie aussi  aux potentielles adaptations vitales nécessaires.
·     La troisième est ce que l’on pourrait appeler les microcosmes de vies inhérent au quartier, aux lieux et gens repères et repaires, aux trames d’existences reliées et aux actions croisées.

Les 3 plateaux et thématiques se superposent, se combinent à volonté et selon les affinités, on joue des transparences et des multiplicités des singularités.

Le processus de constitution de la carte subjective de la belle de mai se construit par croisements, par accumulations et superpositions de données. Elle est sans cesse alimentée par de nouvelles énonciations qui viennent s’agencer entre elles. »