Archives de catégorie : Rencontres

LES ÉTATS GÉNÉREUX DE LA CULTURE

À moins d’un an de l’élection présidentielle, Télérama croit essentiel de faire circuler paroles, désirs, points de vue – et de mettre en lumière des initiatives exemplaires et prometteuses pour (re)placer la culture au cœur du débat d’idées. ZINC est invité au grand débat à Marseille sur les transformations considérables induites par le numérique, par Internet et les écrans multiples. Ces « États Généreux de la Culture » s’écrivent aussi avec les suggestions et les expériences de tous. Vous pouvez contribuer sur le site : etats-genereux.telerama.fr

C’est ⏩⏩⏩⏩

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Qui se tiendront le SAM 26 NOV à 11H // au MuCEM

mucem

[Ouverture des portes 10H30]
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La Belle de Mai se raconte sur les murs du quartier !

Jeudi 2 juillet, il commence à faire nuit…

Une déambulation nocturne, sous un éclairage Marseillais.
Une quarantaine de personnes se rassemble devant le Gyptis. Des habitants du quartier de la Belle de Mai d’abord, puis rejoint par d’autres, des artistes, des curieux, des rêveurs, des amis…
Et c’est parti pour 1h40 de balade guidée par Sarah, à la rencontre d’habitants du quartier. Un moment d’écoute, d’échanges et de découverte poétique des lieux jalonnés de témoignages vidéo d’habitants, projetés directement sur les murs des ruelles; une belle étape du projet « Héro de Marseille » qui nous est proposée par  les réalisateurs Nicolas et Remi (Tabasco Video).

Un prototype de parcours à la Belle de Mai.
Aujourd’hui, c’est le premier parcours réalisé à la Belle de Mai avec des habitants du quartier. Cette déambulation audiovisuelle, permet à la fois d’avoir un aperçu de tout le travail réalisé depuis des mois avec un premier groupe d’habitants sur d’autres personnes du quartier, mais également d’entrevoir un prototype de diffusion dans l’espace public.

À la fin du parcours, tout le monde se retrouve à la « Bonne Etoile », pour un moment convivial et d’échange sur cette balade.

 

We can be heroes, just for one day…

Hier soir (mercredi), le Transistor a ouvert ses portes quelques heures de plus, pour accueillir une nouvelle étape du projet « héros de Marseille », et tous ceux  tous qui ont participé à la réalisation de ce premier parcours dans le quartier de la Belle de Mai : Participants à l’atelier, habitants du quartier qui ont été filmé, partenaires qui ont contribué à sa réalisation. L’idée était de donner quelques informations sur la suite, et visionner ensemble les capsules vidéos qui ont été réalisées.

Pour rappel, « Marseille, la ville dont je suis le héros » est un projet interactif qui propose au visiteur une immersion dans la cité phocéenne, et lui permet de vivre la ville de l’intérieur au cours d’une expérience sensitive et subjective.

Hier soir, c’était donc un temps plutôt destiné à faire un état des lieux du projet aujourd’hui, pour se raconter ce qu’il s’est passé depuis le dernier atelier, et pour voir le travail que Remi et Nicolas, les réalisateurs du projet, ont fait avec Djela, le designer d’usage qui a rejoint l’équipe.
Mais aussi, un temps pour commencer à entrevoir à quoi va ressembler la réalisation finale, l’application mobile, que l’équipe éspère pouvoir réaliser bientôt.
Et bien sur, un temps pour faire le point sur ce qu’il reste à faire, ensemble.

Et la prochaine étape du projet :

Venez découvrir la Belle de Mai qui se raconte sur les murs du quartier ! Une déambulation au départ du Gyptis : Une heure de marche guidée par Sarah, une habitante qui nous raconte son quartier en égrainant sur les murs et dans les rues, les portraits vidéo d’habitants qui nous livrent leur Belle de Mai.

RDV Jeudi 2 juillet à 21h – Sur  inscription 04.95.04.95.12

On vous attend nombreux !

« We can be heroes just for one day »
David B. – Heroes

Plus Intelligente La Ville !

Samedi 21 mars à la Cartonnerie, une journée entière a été consacrée à la ville intelligente.

Au programme de « Plus Intelligente la Ville »: une journée tous ensemble pour se rencontrer, discuter, s’interroger, et surtout réinventer l’espace urbain dans les quartiers de Noailles et de la Belle de Mai. Chercheurs, créateurs, bidouilleurs, étudiants, habitants, curieux, acteurs du territoire, connaisseurs ou moins connaisseurs du numérique se sont retrouvés pour penser, rêver et réinventer la ville contemporaine.

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Après une présentation des enjeux de la journée par Design the Future Now et ZINC, chaque participant a proposé un mot qui symbolise son rapport à la ville. Un tour de table général qui fait ressortir les mots-clés de cette rencontre : “déambuler”, “imaginer”, “contribuer”, “jouer”, “coopérer”, “marcher”, “bâtir”…

 

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Répartis par groupe, le défi peut commencer : quatre heures, montre en main, pour réfléchir à un projet urbain qui va rendre Noailles et la Belle de Mai plus agréables à vivre et à partager. Chacun prend la parole, les idées fusent, on gribouille, on note, on se sert des ordinateurs, on va fureter et écouter les autres groupes… Vite, plus que deux heures… C’est bon! On a notre projet, on lui a trouvé un beau titre, on a rempli notre cahier des charges, établi un budget idéal et trouvé des partenaires. Mais c’est loin d’être terminé! Maintenant place au montage et à la production d’une maquette. ZINC et Design the Future Now ont mis à disposition pour nous des appareils photos, des outils de montage vidéo, des machines à commande numérique, logiciels d’édition et de production. LEGO, papier, crayons et appareil photo en main, on attaque la phase de modélisation.

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Le coup de sifflet retentit ! Notre rêve urbain est terminé, prêt à être présenté pendant la séance de restitution qui suit le temps des ateliers sous la forme d’une table ronde où plusieurs professionnels et chercheurs s’interrogent sur « Comment réinventer les villes contemporaines grâce à des méthodes de co-créativité et/ou aux capacités de prototypage rapide ? ».

Raphaël Besson, directeur de Villes Innovations et chercheur associé au laboratoire PACTE de Grenoble, était présent lors de cette rencontre professionnelle et il en tire le constat suivant: « Il n’y a pas une mais des villes intelligentes. » Dans un article où il revient sur cette journée de créativité, il insiste sur la multiplicité des projets présentés et il observe qu’à ce jour, « il n’existe aucune définition claire et unanimement reconnue de la notion de smart city. En atteste notamment la diversité des mots-clés proposés par les participants, qui ont fait écho à l’ensemble des facettes de la ville, qu’elle soit sensible, familière, technique, ouverte, collaborative, etc. On a retrouvé cette même hétérogénéité dans les scénarios proposés par les participants.» Et Raphaël Besson de conclure que la ville intelligente doit s’intéresser « moins aux technologies qu’aux citoyens eux-mêmes » et « qu’au fond, l’enjeu réside moins dans la fabrique de smart cities que dans l’épanouissement de smart citizens ou de smart people. »

Pour aller plus loin :

L’article de Raphaël Besson

Le projet WAVE de la BNP Paribas

Design the Future Now

La Fabulerie

Urban Prod

 

Quoi de neuf, webdoc ?

IMG_8102Quatre ans après un premier Nice To meet You sur le webdocumentaire appelé Le Webdocumentaire info ou intox ? il semblait important de revenir sur l’état du Webdocumentaire aujourd’hui. Pour cette raison le 30 janvier dernier s’est tenu le 44ème Nice to meet you sous le thème Quoi de neuf webdoc ?

Pour cette occasion, Zinc a convié Emma Lebot et Camille Rosa a présenté leur projet Rêves d’en Face, ainsi que Nicolas Dupont et Rémi Laurichesse pour leur projet Marseille ville dont je suis le héros, deux projets en cours de production.

La soirée a attiré une vingtaine de personnes, curieux ou professionnels tous intéressés par les narrations interactives.

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Vers un art de l’hypercontrôle

L’Eveil de l’artiste

A la Cité du livre près de la bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence, une conférence menée par Bernard Stiegler, s’est déroulée le 16 décembre 2014 sur la thématique d’un hypercontrôle de l’art. Cet évènement a été réalisé par Alphabetville, l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence et Ars industrialis.

Une étudiante de l’Ecole de Journalisme et de Communication d’Aix-Marseille nous rapporte l’intervention de Bernard Stiegler à la Cité du Livre.

Dans une ambiance presque feutrée, Bernard Stiegler prend place devant l’amphithéâtre, comble de la Cité du livre d’Aix. Lorsque la conférence commence, le silence règne. L’auditoire n’est plus que philosophie à travers la voix de Bernard Stiegler. Visible de tous, le philosophe à lunettes, assis à une table, développe le sujet d’un hypercontrôle de l’art. Selon lui, ce thème regroupe plusieurs domaines: l’économie, la politique, le sociétal.

Dans un voyage entre Foucault, Deleuze et Burroughs, l’orateur confie qu’à présent, le monde s’articule autour des chiffres et du numérique, ce qui crée une « anxiété, un climat anxiogène » au sein de notre société. Il approfondit son idée à l’aide de diaporamas, en affirmant que « la société est à un âge de l’hypercontrôle causées par les nouvelles technologies et Internet ».  Tout devient hyperindustrialisé. En conséquence, les savoirs se détruisent. Parmi ces savoirs, Bernard Stiegler en définit trois : le savoir faire, le savoir théorique et le savoir scientifique.

Le philosophe pose ainsi la question : « Est-ce qu’un art de l’hypercontrôle est-il réellement bénéfique pour la société ? »

En réponse, il décrit que les technologies ne laissent plus la place au temps et à la réflexion. Tout est contrôlé et les incidents sont évités. Or le théoricien expose que la création et le sens d’exister résident dans la différence et non dans l’homogénéisation. La société est entrée dans une mondialisation, une consommation de masse et les médias englobent ce concept.

Le Big Data, pour Bernard Stiegler, est  « une barbarie numérique ». Le numérique unifie tous les automatismes. L’art est un moyen d’inventer de nouvelles choses et cette notion d’invention est à noter selon le penseur. Au sens de l’art, dans son aspect le plus technique, l’enjeu – de nos jours- se conçoit  dans une  « transformation colossale ». L’art produirait « une sorte de thérapeutique face à l’hypercontrôle », de la néguentropie, entre autres, une adaptation et une organisation positives dans l’environnement actuel.

La diversité amène à la prise conscience et à la solidarité. C’est en cela qu’il faudrait réarticuler le web pour en comprendre le sens, comprendre le sens des données. La solution plausible à l’hypercontrôle serait de ne pas se laisser gouverner par l’automatisation et de ne pas rester passif face à la masse d’informations absorbées en continue.

Pour Bernard Stiegler, si tout est contrôlé, plus rien ne se passe, l’esprit est en veille et donc ne crée plus.  L’artiste a la capacité de voir le monde sous un œil différent, d’en percevoir des détails qu’il met en valeur. Ainsi, il doit prendre le contrôle afin d’éveiller les esprits.

P. Delahaye

A propos : 

Vers un art de l’hypercontrôle s’inscrit dans le cadre de la plateforme e-topie. Cette dernière fédère un groupe d’acteurs qui, sur les territoires d’Aix-en-Provence et de Marseille entendent promouvoir les nouvelles pratiques à l’ère du numérique. Suite à une première édition réussie à l’occasion de Marseille-Provence 2013, les opérateurs regroupés sous la bannière e-topie conçoivent une série de rendez-vous dès 2014 en préfiguration d’une biennale internationale d’arts numériques qui se déroulera à l’automne 2015.

Pour aller plus loin : 

Cette conférence se situe en ouverture d’un programme de recherche théorique et pédagogique à venir sous la direction de Bernard Stiegler, avec Alphabetville et l’ESA Aix-en-Provence. Pour en savoir plus, cliquez ici.

UN WEEKEND WEBDOC !

ZINC consacre son week-end au webdocumentaire avec deux rendez-vous au Transistor.

QUOI DE NEUF WEBDOC ??? Un Nice To Meet You et des Projections…

> Le vendredi, le NICE TO MEET YOU#44 propose un décryptage de ce format narratif hybride).  

Avec Rémi Laurichesse, Nicolas Dupont, Camille Rosa et Emma Lebot. 

Après quelques années de mise à l’épreuve, retour sur le format webdocumentaire en parcourant quelques exemples qui ont marqué le genre. Autour de deux équipes d’auteurs-réalisateurs, nous proposons, à la lumière de leurs projets en cours de réalisation, de décrypter les différents modes d’interactivité, les niveaux d’implication de l’audience, ou tout simplement de partager la navigation dans ces objets multimédia hybrides.

Une soirée animée par Mariane Charbonnier, doctorante au laboratoire ASTRAM de l’Université Aix-Marseille.

›www.vimeo.com/revesdenface / ›www.herosdemarseille.com

Vendredi 30 janvier – 19H – Au Transistor

WEBDOCS_BLOG > Le samedi, une sélection de webdocs sera présentée en galerie, à picorer dans le Transistor et en PROJECTION, pour transformer la lecture individuelle en expérience collective et ouvrir la discussion.

Dans ces webdocumentaires, les jeunes prennent la parole depuis leur quartier ou leur école et offrent une leçon de diversité; les reporters citoyens, depuis les zones de combats syriennes, disent au monde leur lutte entre un régime dictatorial et des radicaux fanatiques… Une rencontre pour découvrir et échanger, depuis notre quartier, après des évènements qui bouleversent à la fois notre quotidien et la communauté internationale.

Samedi 31 Janvier – De 14H à 18H – Au Transistor

RENCONTRE DISCRÉPANCES AUBAGNE – EN LIGNE

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Le 10 juin dernier, nous organisions à la Friche Belle de Mai une rencontre autour de DISCRÉPANCES – AUBAGNE  avec tous les acteurs mobilisés autour du projet depuis 2010 et notamment depuis 2014 dans le cadre du dispositif PACA Labs.

Cette rencontre a été l’occasion d’aborder en transversalité les notions artistiques, culturelles, numériques, économiques et innovantes d’un tel service voué au tourisme et à la valorisation territoriale. Continuer la lecture de RENCONTRE DISCRÉPANCES AUBAGNE – EN LIGNE